Vieillesse et vieillisement

#19- Antimanuel du bien vieillir : Cultivez votre vie intérieure !

Un sociologue est un inconnu qui rentre le temps d’un instant dans la vie des gens. Totalement étranger, la relation est courte et sans conséquence. Les sociologues ne s’engagent jamais à améliorer les choses pour la personne qu’il rencontre. Cette superficialité apparente est sa force. Elle permet d’aborder des sujets en profondeur, avec une sincérité qu’il n’est pas toujours possible de reproduire avec ses proches ou un professionnel du soin. Dans ce cadre, on peut aborder de nombreux sujets pourtant tabou : la dépendance, la mort, la foi.
Aujourd’hui, nous parlons de la foi. Aujourd’hui, nous nous demandons si la foi fait bien vieillir. Aujourd’hui je vous livre la 3eme règle de mon antimanuel du bien vieillir : Cultivez votre vie intérieure !
Je m’appelle Antoine Gérard, vous écoutez SocioGérontologie, le podcast pour comprendre les vieux. Et aujourd’hui nous découvrons une troisième règle de mon antimanuel du vieillir : Cultivez votre vie intérieure ! Et pour vous expliquer le sens de cette règle, je vous invite à découvrir la place que prend la foi dans la vieillesse, son rôle pour bien vieillir, et comment faire si comme moi, vous êtes athée.
Car précisons-le d’emblée, je suis athée. Je ne crois pas en l’existence d’un dieu. La plupart d’athée le sont faute de l’inexistence des preuves de dieu. Les croyants critiquent souvent cette posture qu’ils prennent pour de la lâcheté face à l’inévitable incertitude qui accompagne la croyance. Je ne suis pas de ces athées. J’ai compris que la croyance n’avait aucun lien avec d’éventuelles preuves d’un dieu. Je suis athée non pas parce que je ne crois pas, mais parce que je ne ressens pas.
Aussi il peut vous semble étrange qu’un athée parle de la foi. Mais pas tant que cela. Déjà parce que je parle de la foi et non de la religion. L’objet de la foi n’a ainsi aucune importance. Que vous croyez en dieu ou une divinité grecque, en bouddha ou en mère Nature, importe peu ! Seul le fait de croire et ces conséquences psychocomportementales m’intéressent ici. Aussi, rapidement j’aborderai la question de la translation de ces pratiques et donc de ces bénéfices aux non croyants. C’est pour cela que la règle n’est pas « gardez la foi », mais « cultivez votre vie intérieure ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.